Changer de serveur DNS pour contourner la censure

janvier 14, 2012 dans Outils Web

Les DNS, on en entend beaucoup parler notamment par le biais des fameux projets américains de censure du net SOPA ou encore PIPA. Le blocage à ce niveau semble intéresser les censeurs de tout poil.

Les serveurs DNS sont des sortes d’annuaires du web par lesquels toutes nos requêtes passent lors de notre navigation. Lorsque nous tapons dans notre barre d’URL: http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org, nous n’utilisons pas la véritable appellation du site. Il s’agit en gros d’une simplification permettant de ne pas avoir à se souvenir de l’adresse IP qui permet de le désigner.

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Firefox: automatiser la suppression des cookies site par site

décembre 30, 2011 dans Outils Web

Marre de devoir penser à effacer vos cookies à la fin de la session? Ça s’accumule et vous êtes du genre parano?

Firefox vous permet de gérer site par site les permissions que vous accordez pour chacun d’eux. Tapez pour cela « about:permissions » dans la barre d’URL et la page suivante vous sera proposée:

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Adblock Plus cesse de bloquer toutes les pubs

décembre 19, 2011 dans Outils Web

Probablement connaissez-vous l’extension pour Firefox (et Chrome): Adblock Plus. Très populaire, elle permet de bloquer de nombreuses publicités qui envahissent nos pages lors de la navigation. Et bien une mise à jour a été effectuée il y a peu et désormais, certaines publicités sont jugées « acceptables ».

Adblock est le compagnon de beaucoup d’internautes pour qui la publicité est une plaie à tous les niveaux: visuel, auditif, intellectuel etc. Toujours plus intrusives, elles vont, grâce à la personnalisation rendue possible par le traçage des régies publicitaires, pouvoir proposer des annonces toujours plus susceptibles de vous faire revenir dans l’église de la Sainte Consommation (au cas où vous vous seriez égaré-e-s).

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Comment Contourner La Censure Sur Internet

octobre 8, 2011 dans Outils Web, Vidéos / son

Comment contourner la censure sur internet est un livre sous licence libre sorti cet été. Il est le fruit d’un booksprint, travail de rédaction coopérative éclair (en 5 jours).

Cet outil se propose de fournir, des pistes pour comprendre la censure et la surveillance sur le réseau, mais surtout des moyens de s’en prémunir.

On retrouve dans l’équipe de rédaction tout un tas d’activistes et de passionnés d’informatique, et notamment des personnes du Projet Tor ou encore de l’Electronic Frontier Foundation, les auteurs respectifs du logiciel d’anonymisation Tor, et de l’extension Firefox HTTPS Everywhere pour le chiffrement de la navigation.

L’ouvrage est disponible à cette adresse: http://www.howtobypassinternetcensorship.org/fr.html#

Vous y trouverez également quelques vidéos de présentation fort agréables pour celles et ceux pour qui tout cela peut paraître un peu technique, et manquant de chaleur humaine. ;-)

 

Digital forensic evasion – Le guide de l’anonymat sur internet

septembre 7, 2011 dans Outils Web, Vidéos / son

Une petite vidéo sympa d’un certain Dave Null (qui est en fait sans images) pour toutes celles et ceux qui s’intéressent aux techniques d’anonymat.
C’est une bonne entrée en matière et permet de revenir sur des notions de base comme celles de réseau, d’adresse IP, de système d’exploitation, de chiffrement etc…
J’apprécie particulièrement l’accent mis sur l’importance de privilégier l’usage des logiciels libres, notamment pour des raisons de sécurité.

J’invite les débutants à ne pas se décourager devant certains termes qui ne sont pas compréhensibles dans un premier temps, mais qui peuvent aisément être réappropriés après quelques recherches rapides.

Cliquez sur l’image pour accéder à la vidéo

Note: La vidéo n’est pas intégrée dans cet article car la page dans laquelle elle se trouve comporte 5 web bugs. J’évite ainsi que ceux-ci aient accès aux informations concernant les visiteurs de Révolte Numérique.

Comment chiffrer ses e-mails?

juillet 13, 2011 dans E-mails

Non, cela n’est pas réservé à James Bond ou aux geeks convaincus de l’existence d’un complot extra-terrestre! Bien qu’étant une technologie issue du domaine militaire, la cryptographie s’est démocratisée et se trouve aujourd’hui à la portée de tous.

C’est principalement avec l’outil PGP (Pretty Good Privacy) que les particuliers ont pu s’en emparer dans les années 90. Illégale pendant longtemps, la cryptographie a été permise notamment grâce au développement du commerce en ligne. Afin de pouvoir garantir les conditions de sécurité indispensables, les sessions « chiffrées » (sécurisées) se sont imposées.
Beaucoup de données peuvent être chiffrées: e-mails, dossiers, disque dur, session internet etc.

Pourquoi chiffrer ses e-mails?

À quoi ça sert si on n’a rien à se reprocher diront certain-e-s. C’est un vaste débat qui anime aujourd’hui les acteurs d’internet. Mon point de vue est qu’il n’est pas besoin d’avoir quelque chose à se reprocher pour défendre le droit à la vie privée et à la confidentialité. Le chiffrage de ses mails est souvent comparé à l’utilisation de l’enveloppe pour le courrier « traditionnel ». Envoyer un simple mail reviendrait à envoyer tout son courrier par cartes postales.
En effet, l’intégralité de vos envois est par défaut en clair, et donc lisibles par le Fournisseur d’Accès à Internet (FAI). Il faut estimer qu’il y a au minimum quatre copies de chacun de vos mails qui sont créées suite à un envoi: une sur votre ordinateur, une sur celui de votre FAI, une autre sur le FAI de votre correspondant, et enfin une sur l’ordinateur de votre interlocuteur (le nombre de copies sur les serveurs des FAI peut être plus important). Il est important de savoir également que des lois comme la Loppsi II obligent les FAI à conserver ces données pendant un an.
De plus, il n’est pas très difficile pour une personne ayant réussi à s’introduire dans votre réseau, de récupérer le contenu de votre message si celui-ci n’est pas protégé.

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Mon moteur de recherche

juin 3, 2011 dans Outils Web

« Le fait d’avoir ces données personnelles a beaucoup de valeur. Moins on gardera de traces comme celles-là, plus on aura de chances de tous mourir ».

Ces propos prononcés par  Larry Page le co-fondateur de Google et rapportés par le Telegraph en 2009 questionnent sur l’état d’esprit qui anime ces personnes. Avec 970 Millions de visiteurs uniques en janvier 2011 selon le Cabinet d’étude Comscore, il s’agit du premier « site » consulté au monde. L’implication des propos de son actuel PDG ne sont donc pas à prendre à la légère: ils concernent une écrasante majorité des internautes. Et les affaires s’accumulent lorsque l’on se penche sur le cas de Google. En avril dernier par exemple, l’entreprise se retrouve au centre d’une polémique: alors que ses voitures étaient chargées de collecter des images pour le tristement célèbre service Street View, des informations personnelles captées des lignes wifi publiques des riverains ont été engrangées. C’est en scannant les connexions actives que cela a été réalisé. Google déclare à la suite de cela: “nous n’avons ni visionné ni utilisé ces données pour des produits ou services de Google ».

Quel crédit accorder à cela lorsque la conservation des données personnelles est une question de vie ou de mort selon Larry Page? Quel crédit accorder à une entreprise toute puissante (8,5 milliards de dollars de profit en 2010, une augmentation de 30% en un an) et qui se situe au dessus des lois. En effet, pour le cas de la France, la CNIL n’a pas une marge de manœuvre exceptionnelle du fait qu’il s’agisse d’une entreprise sous la juridiction américaine. L’un de ses membres déclare en  2007: « En clair, Google peut contrôler toutes les données personnelles des individus. En exploitant de façon corrélée ces outils, Google pourrait se transformer en une redoutable société de surveillance. (..) Les internautes doivent savoir qu’en utilisant les services de Google, ils lui donnent la possibilité de les surveiller. » Google a d’ailleurs refusé en 2009 de se conformer aux recommandations du G29 qui réclamait que la durée de conservation des données personnelles passe de 12 à 6 mois.

L’occasion se représentera très probablement d’approfondir sur ce sujet et notamment sur les multiples services de fichage qu’ils proposent comme Gmail.

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Web bugs

juin 2, 2011 dans Outils Web

Des web bugs, vous en croisez sur quasiment toutes les pages que vous visitez… Ah… c’est pas un virus alors… donc c’est pas grave..? ben si quand même un peu. C’est vrai que c’est plus trop la mode de parler de ces trucs là. Quand c’est apparu dans les années 2000, c’était comme de sortir les dossiers du pentagone après que Julian Assange soit passé par là! C’était, et impensable, et inadmissible. Aujourd’hui on a oublié.

Il s’agit donc de tous petits objets au départ de la taille de un pixel (et donc invisibles), et récupérant des informations sur les personnes qui visitent une page et s’appuyant sur la mise en place d’un cookie (on en trouve également dans les mails). Ce sont des traceurs dont les principaux concepteurs sont les agences de marketing. Ils sont l’un des outils qui permettent de transformer le web en un immense centre commercial dans lequel on pointerait devant chaque rayon visité. Les buts sont donc souvent le profilage marketing et la statistique de fréquentation. De nombreux webmaster s’en servent également pour savoir combien de personnes fréquentent leur site ou quelles pages sont visitées ce qui dans cette perspective peut être une utilisation légitime.
Dans la majorité des cas, c’est anonyme. Mais comment sont traitées les informations récoltées, ça, c’est une autre affaire. Google s’en sert également pour développer ses propositions lors de nos recherches parait-il. Facebook, l’un des plus grand fichier de données personnelles au monde (actuellement près de 700 millions de profiles), pose régulièrement ce genre de traceurs. L’un d’eux a permis ainsi de mettre en relation les données récoltées avec votre compte si vous en aviez un (voir Facebook Beacon). Anonymat dites-vous?


Que faire?

Heureusement, il y a des solutions! L’une d’elle consiste à télécharger un module pour le navigateur Firefox:
Ghostery ( http://www.ghostery.com/).
Les mouchards seront alors affichés pour chaque page, et il sera possible d’en connaître l’utilité, et bien sûr de les bloquer.

Note: les propriétaires jouent sur ambiguïté de la mise à disposition du code source mais cette extension n’est pas un logiciel libre. Noscript peut, pour les partisans du libre, faire office de remplaçant.

Pour celles et ceux qui ne savent pas installer un modules pour Firefox, cliquez sur l’image pour voir la vidéo: