Pas de quoi faire cocorico ! Cela fait plus de 200 ans qu’on nous casse les pieds avec la Déclaration des Droits de l’Homme et sa prétendue patrie d’appartenance.
Mais les temps changent et nos « représentants » ne prennent plus de pincettes: le ministère des affaires étrangères a refusé en juin de signer un texte de l’ONU pour la défense des Droits de l’Homme sur internet. Nous apprenons aujourd’hui que c’est l’importance du volet sur la liberté d’expression qui pose problème.
Droits de l’Homme contre droits du porte-feuille
Nous l’avions constaté il y a deux mois, la France s’était illustrée en refusant de signer un texte de défense des libertés sur internet à l’ONU. Alors que 41 pays (dont les États-Unis) ont donné leur accord, la « patrie des Droits de l’Homme » explique qu’elle ne défendra la liberté d’expression sur la toile que lorsque ce droit sera reconnu équivalent à celui à la propriété intellectuelle. Cette dernière ne figure pourtant de mémoire ni dans la déclaration de 1789, ni dans celle de 1948.
Alors que la France se bat contre vents et marées pour faire accepter son Hadopi, les 41 pays ont décidé, au nom de la préservation de la liberté d’expression, de rejeter toute coupure d’internet, quels que soient les motifs.
Cette résolution est tout à fait incompatible avec la loi Hadopi qui au contraire, prône la « riposte graduée » contre les « pirates », jusqu’à… la privation de l’accès au réseau.
La défense de la propriété intellectuelle est pour la France une priorité sur la toile. Souvenons-nous de ce qu’était devenue, pendant les révolutions arabes, la proposition de Bernard Kouchner. Le grand débat sur les libertés numériques et le soutien aux cyber-militants des pays en dictature s’était alors transformé en e-G8 sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy.
Ce sommet fût l’occasion pour les puissants de parler entre initiés de censure du net, de sécurité et de défense des intérêts des grandes compagnies des industries « culturelles ».
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