Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ?

décembre 30, 2011 dans Affaires Amesys Qosmos et Cie, Filtrage, censure du net, guerre contre le partage

Contacté par une journaliste du site de débat Newsring (lancé sous la direction éditoriale de Frédéric Taddeï) pour participer à un sujet sur « Nouvelles technologies : peut-on échapper à l’emprise américaine ? », je me suis plié à l’exercice.
C’est à partir de l’annonce du retrait de Dassault du projet de Cloud computing « à la française » que la journaliste s’est posé la question de la possibilité pour la France de développer son indépendance face à des services majoritairement américains.
Le débat et sa présentation sont disponibles à cette adresse.

Le point de vue développé ici s’attardera davantage à se demander s’il est possible d’échapper à l’emprise des États et des entreprises qui font fortune sur la surveillance des communications.

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Vérifiez quelles pages vous chargez vraiment avec Live http headers

septembre 16, 2011 dans Outils Web

Quand vous vous connectez à un site, vous chargez énormément d’informations. La plupart proviennent du site visité, mais c’est loin d’être toujours uniquement le cas. Cette extension pour Firefox vous permettra de savoir précisément à quels serveurs vous vous connectez, et donc à qui vous envoyez des informations.

Les apparences sont trompeuses

Nombreux sont les sites qui contiennent des informations stockées sur différents serveurs. Un exemple simple: les publicités qui s’affichent sur une page. Celles-ci sont sur des serveurs appartenant probablement à la régie qui en a la responsabilité.
Cela signifie donc que vous envoyez des informations au site sélectionné, mais également aux serveurs hébergeant ces pubs.

Alors que vous pensez naviguer sur le site de votre choix, vous communiquez avec les serveurs publicitaires, les serveurs hébergeant les logiciels de statistiques (comme avec Google Analytics, Xiti etc). S’il y a une vidéo incrustée mais hébergée ailleurs, c’est la même chose; si des bouts de codes appartenant à des entreprises (ex: Google API) sont présents, idem etc.

Fouiner juste pour le sport?

Pas tout à fait. Connaître toutes ces informations peut s’avérer très utile:

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Révolte Numérique is watching you ! Les traces que vous laissez…

septembre 3, 2011 dans Outils Web

En voulant montrer à quelqu’un quelles étaient les traces que nous pouvions laisser sur les sites que nous visitons, j’ai eu l’idée de présenter la partie administrateur de celui-ci. C’est grâce à StatPress, (module de statistiques de fréquentation) que je peux avoir accès aux informations sur les visiteurs.
L’exemple a semblé être parlant. Afin, de reprendre cette démonstration, je vais partager avec vous quelques secrets de coulisses.

Peu importe le site, lorsque vous naviguez, vous fournissez des informations sur vous et votre ordinateur. C’est presque inévitable car lorsque vous posez une question à un site (afficher une page par exemple), il faut que celui-ci sache à qui rendre le résultat (note : les choses sont ici très vulgarisées).

Nous allons voir à partir de deux cas, à quel point il est facile de connaître certaines informations de base sur les visiteurs d’un site.

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Le Patriot Act menace tous les internautes!

août 16, 2011 dans Google (analyses), La surveillance dans tous ses États


En fin de semaine dernière, Google confirmait ce dont beaucoup se doutaient: conformément au Patriot Act, l’entreprise fournirait des données sur ses utilisateurs aux autorités américaines.

Tout le monde est suspect

Suite aux attentats du 11 septembre 2001, le gouvernement américain fait passer une loi d’exception: le Patriot Act. Il s’agit de surfer sur la terreur qui gagnait le pays pour renforcer le pouvoir de l’armée, de la NSA, du FBI et de la CIA.

L’argument de la menace terroriste n’a pas seulement justifié les interventions armées à l’extérieur du pays. En effet, cela a également servi de prétexte à un renforcement significatif des pratiques de surveillance à l’intérieur des frontières étasuniennes. Afin de maîtriser un potentiel ennemi intérieur, les pratiques d’écoute et de perquisition de données concernant les citoyens américains se sont amplifiées au détriment des condations d’organisations de défense des droits de l’Homme.

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Le modèle Google

juillet 1, 2011 dans Google (analyses)

Fondé en 1998 par Larry Page et Sergey Brin, Google est aujourd’hui le premier moteur de recherche au monde. Plus de 90% des internautes français l’utilisent pour surfer sur le web. Simple, efficace, gratuit, il semble être le plus proche compagnon de nos virées numériques. Les plus de 150 services proposés par l’entreprise de Mountain View (Californie) lui ont assuré il y a peu, le milliard de visiteurs uniques. Environ une personne sur six dans le monde a donc eu des contacts avec un service Google.
Au premier trimestre 2011, l’entreprise a engrangé 6,54 milliards de dollars, soit une hausse de 29% par rapport à la même période une année auparavant. En ces temps de crise, Google fait office de modèle économique dans le monde entier, et le net n’est plus son unique domaine de compétences : chaque jours, un demi million de téléphone sous androïd sont activés !

La firme est également reconnue pour les conditions de travail qu’elle fournie à ses employés de Googleplex (le siège social) : repas gratuits, ambiance de détente, salles de sport, jeux… Les salariés disposent également 20%  de temps alloués au développement de leur projets personnels. L’innovation est au cœur de la politique de Google.

L’entreprise finance et promeut les logiciels libres. Par exemple, elle soutien financièrement le navigateur web Firefox à 80% et a elle même lancé son propre browser open source: Chrome (pour être plus précis, c’est Chromium qui lui sert de base qui est open source).
Récemment, l’un des projets développé par l’un de ses salariés pendant ces fameux 20% de temps libre a donné naissance à Swiffy, un service permettant de convertir les fichiers Flash en HTML 5 ce qui, sans rentrer dans le détail est également une avancée pour les utilisateurs de logiciels libres.

Google serait-il donc le bien incarné? Pas si sûr…

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Web bugs

juin 2, 2011 dans Outils Web

Des web bugs, vous en croisez sur quasiment toutes les pages que vous visitez… Ah… c’est pas un virus alors… donc c’est pas grave..? ben si quand même un peu. C’est vrai que c’est plus trop la mode de parler de ces trucs là. Quand c’est apparu dans les années 2000, c’était comme de sortir les dossiers du pentagone après que Julian Assange soit passé par là! C’était, et impensable, et inadmissible. Aujourd’hui on a oublié.

Il s’agit donc de tous petits objets au départ de la taille de un pixel (et donc invisibles), et récupérant des informations sur les personnes qui visitent une page et s’appuyant sur la mise en place d’un cookie (on en trouve également dans les mails). Ce sont des traceurs dont les principaux concepteurs sont les agences de marketing. Ils sont l’un des outils qui permettent de transformer le web en un immense centre commercial dans lequel on pointerait devant chaque rayon visité. Les buts sont donc souvent le profilage marketing et la statistique de fréquentation. De nombreux webmaster s’en servent également pour savoir combien de personnes fréquentent leur site ou quelles pages sont visitées ce qui dans cette perspective peut être une utilisation légitime.
Dans la majorité des cas, c’est anonyme. Mais comment sont traitées les informations récoltées, ça, c’est une autre affaire. Google s’en sert également pour développer ses propositions lors de nos recherches parait-il. Facebook, l’un des plus grand fichier de données personnelles au monde (actuellement près de 700 millions de profiles), pose régulièrement ce genre de traceurs. L’un d’eux a permis ainsi de mettre en relation les données récoltées avec votre compte si vous en aviez un (voir Facebook Beacon). Anonymat dites-vous?


Que faire?

Heureusement, il y a des solutions! L’une d’elle consiste à télécharger un module pour le navigateur Firefox:
Ghostery ( http://www.ghostery.com/).
Les mouchards seront alors affichés pour chaque page, et il sera possible d’en connaître l’utilité, et bien sûr de les bloquer.

Note: les propriétaires jouent sur ambiguïté de la mise à disposition du code source mais cette extension n’est pas un logiciel libre. Noscript peut, pour les partisans du libre, faire office de remplaçant.

Pour celles et ceux qui ne savent pas installer un modules pour Firefox, cliquez sur l’image pour voir la vidéo: