Affaire Amesys: l’État français botte en touche

Les députés de l’opposition Christian Paul et Daniel Goldberg ont interrogé ce mardi à l’Assemblée Nationale, les ministres Gérard Longuet et Claude Guéant sur le rôle de l’État français dans la vente d’armes de surveillance massive de la population à la Libye.

On le rappelle, depuis la chute du régime de Kadhafi, il est désormais avéré qu’un système nommé Eagle, permettant au dictateur de surveiller ses opposants notamment sur le net, a été vendu par l’entreprise française Amesys en 2007.

Ce type de transactions est bien évidemment soumis à autorisation: l’article 226 du code pénal stipule que « la fabrication, l’importation, la détention, l’exposition, l’offre, la location ou la vente » de systèmes « permettant de porter atteinte à l’intimité de la vie privée et au secret des correspondances »  sont « soumis à une autorisation délivrée par le Premier ministre »…

On pourra aussi noter, histoire de pimenter un peu tout ça, que  Tiphaine Hecketsweiler, directrice de la communication chez Bull (propriétaire de Amesys et en partie détenu par l’État), est aussi la fille de Gérard Longuet, le ministre de la défense… C’est pas la classe ça?

Je vous laisse apprécier ce bon nectar de mauvaise foi:

 

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